Dates

Du 7 au 11 juillet 2012 à Notre-Dame-des-Landes - France - dans le cadre du Forum Social Mondial

Moyens de traduction prévus - Translation means are provided - Medios de traducción proporcionados - Übersetzungsmittel werden zur Verfügung gestellt -
θα υπάρχει μετάφραση


vendredi 27 mars 2015

Ouverture de la session du TPP sur les atteintes aux droits liés aux GPII

Turin 14 Mars 2015 - Ouverture de la session du TPP sur les atteintes aux droits liés aux GPII (grands projets inutiles et imposés)

Le groupe GPII de la Coordination des organisations opposantes au projet d'aéroport de Notre Dame des Landes s'est associé au mouvement italien No-Tav (opposé à la LGV Lyon-Turin) et à d'autres mouvements contre des GPII, dans une démarche totalement nouvelle dans la lutte, et particulièrement audacieuse et innovante. Il s'est en effet présenté devant le Tribunal Permanent des Peuples (TPP) au sujet des atteintes aux droits que nous vivons depuis des années à Notre Dame des Landes (droits démocratiques des citoyens, droit au respect de leur environnement).
Les différents collectifs ont constitué chacun un dossier élaboré selon le même plan, pour déposer leur « plainte », plainte déjà longuement instruite, et qui a été jugée recevable.
Le Tribunal Permanent des Peuples organise donc une session sur les atteintes aux droits, dont la séance inaugurale a eu lieu à Turin ce 14 mars 2015, avec une audition générale, pour Notre-Dame-des-Landes et le mouvement No-Tav. Sous la présidence de Franco Ippolito (Italie), Mireille Fanon Mendès-France étant l'un des juges. D'autres rendez-vous suivront.
Samedi matin, ouverture « solennelle » de la session du TPP, avec la première séance le matin (9h30-13h30 sans la moindre pause !) dans la salle « aula magna » de l'Université de Turin : au programme des « leçons » sur le TPP, assez universitaires et juridiques, mais bien nécessaires, avant les premiers comptes-rendus de luttes ou de résistance, venues ensuite, et l’après-midi.

Séance inaugurale du TPP à Turin le 14/03/2015

Le TPP, un tribunal d’opinion, et non pas de pouvoir
Luis Moita a repris en ouverture les propos de Jean-Paul Sartre, co-fondateur du Tribunal Russel, (également appelé Tribunal international des crimes de guerre et Tribunal Russell-Sartre, tribunal d’opinion fondé par Bertrand Russell et Jean-Paul Sartre en novembre 1966), « Nous ne sommes pas là pour juger ou punir, nous sommes là pour révéler et libérer les sociétés opprimées » Le Tribunal Russel 1 s’est saisi des crimes de guerre commis au Vietnam, Russell 2 des violations des droits humains au Chili...Le Tribunal Permanent des Peuples, tribunal d'opinion fondé juin 1979 à Bologne, (Italie) à l’initiative du sénateur et théoricien italien Lelio Basso est un organe de la Fondation du même nom, qui assure la transmission la transmission des verdicts.

Le TTP s’appuie sur la déclaration universelle des droits des peuples (Alger, 1976) (http://www.axl.cefan.ulaval.ca/afrique/Algerie-declaration-1976.htm) ainsi que sur tous les instruments de droit international et se donne pour mission de dénoncer, sous une forme juridique, les actes ayant porté atteinte aux droits des peuples. Il part d’un constat : dans de nombreuses circonstances, le droit et la justice ne peuvent être confiés à l’État et à ses organes, pas plus qu’à des instances internationales où entreraient en jeu des obligations de type diplomatique.
Depuis 35 ans, des sessions se sont occupées des droits des populations en Argentine, Philippines, au Mexique, au Brésil, au Nicaragua..., crimes contre l'humanité en Amérique latine plus récemment (à partir des années 90), de désastres industriels et environnementaux, Bhopal, Tchernobyl... (Voir http://www.algerie-tpp.org/tpp/presentation/annexe_2.htm).

Le TPP a été intéressé à répondre à la « plainte » sur les violations des droits relatifs aux GPII car c’est la première session concernant le viol de droits de populations vivant en Europe : car jusqu’ici, des sessions ont concerné des pays du Sud, et aussi des pays du Nord, par leurs multinationales et par leurs états : par exemple la session sur les mines au Canada, s’intéresse au rôle et à la responsabilité de deux catégories d’acteurs dans les atteintes aux droits : les entreprises minières et les organes de l’État canadien qui contribuent au déploiement de l’industrie via divers mécanismes politiques et économiques -durée prévue 2014-2016 -(voir http://www.tppcanada.org/ 75% des entreprises minières sont déclarées au Canada, et c’est une société canadienne qui est impliquée dans le projet de mine d'or de Rosia Montana).
Livio Pepino, ex magistrat et président du Controsservatorio Valsusa (membre du mouvement No-tav), explique que nous vivons en Europe « une situation néocoloniale » en ceci que les grands travaux sont décidés sans l'accord des citoyens. Alors que la démocratie peut être une alternative au terrorisme.
« A l’époque romaine, il était possible pour un simple citoyen (et à plus forte raison pour un groupe) d'agir en justice contre le gouvernement au nom de l'intérêt général. C'est aussi prévu dans la constitution du Brésil, de la Bolivie, de la Colombie. Pas en Italie, ou une jurisprudence administrative formaliste et anachronique continue à considérer comme illégitime l'action en justice d'un citoyen qui n'a pas un intérêt personnel de caractère économique. Pas en Europe, malgré l'existence de la Cour des droits de l'Homme. Et la Cour Pénale Internationale a explicitement exclu de ses compétences les crimes économiques. ». Le droit pénal des états défend les droits économiques, tandis que les multinationales deviennent de plus en plus les 'régulateurs » de l’économie, et non pas les états.

La méthodologie, très rigoureuse, a été exposée par Gianni Tognoni (secrétaire général du Tribunal Permanent des Peuples). Il tient particulièrement à ce que ce soit la même pour toutes les sessions. quelles que soient la zone géographique du monde et les atteintes aux droits concernées (pour les détails méthodologiques, voir par exemple http://www.agirpourlesdesc.org/francais/comment-faire-respecter-les-desc/agir-aupres-des-multinationales/article/le-tribunal-permanent-des-peuples) :
Après saisine par un mouvement (il n'existe aucun critère de recevabilité excepté la représentativité du mouvement et la véracité des faits), se déroule une phase d'investigation (experts bénévoles, témoignages, enquêtes en relation avec les communautés) en accord avec les parties demanderesses. Puis constitution d’un jury de 8 à 12 personnes, dont la moitié juristes de formation, choisies sur une liste de juges établie auprès du secrétariat du Tribunal, qui comprend soixante membres, de trente et une nationalités différentes, avec soin d'une diversité idéologique... Au départ les « accusés » n'étaient pas convoqués, Gianni Tognoni, a expliqué qu’il s’agissait là d’un choix délibéré. Plus tard, invitées, les entreprises ont refusé de répondre aux convocations du Tribunal : jusqu’à présent, il y a eu un seul cas, à Bruxelles, où Nike et Adidas ont payé des avocats pour les représenter, me dira plus tard Luis Moita. Aujourd’hui, les membres permanents sont en train de réfléchir à un système d’avocats commis d’office pour la partie accusée, afin que leurs « arguments » soient entendus.

Le Tribunal statue sur les faits qui lui sont soumis et sur ceux qu’il peut dégager ou mettre en lumière à la suite de ses investigations. Il applique les règles générales et conventionnelles du droit international et en particulier, les principes généralement admis dans les conventions et la pratique internationales relatives aux droits humains et au droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

L'Examen du dossier va durer pour nous jusqu'à octobre. Il y aura déplacement de juges à NDL, pas tous, deux sans doute, j'ai pris sur moi d'évoquer la date du vendredi 11 juillet : Réunion publique au cours de laquelle sont rendues les sentences, prévu pour nous à Turin fon octobre. La diffusion des sentences dans les instances internationales et aux Nations Unies se fait par l’intermédiaire de la Ligue internationale pour les droits et la libération des peuples (http://base.d-p-h.info/fr/fiches/premierdph/fiche-premierdph-1517.html). Le TPP, par son rattachement à la Fondation Lelio Basso, bénéficie du statut consultatif au Conseil économique et social. Au niveau national, il appartient aux associations citoyennes de se saisir de la sentence rendue pour faire reconnaître leurs droits.

Plusieurs interventions en italien, qui m'ont été (un peu) traduites par chuchotage.

La (brève) intervention faite au nom de Notre Dame des Landes (en français) ne pouvait se perdre dans le récit détaillé d’événements de notre lutte, mais a présenté l'état d'esprit de sa « plainte » auprès du TPP : cohérence et solidarité avec les peuples qui se battent pour leurs terres, contre le réchauffement climatique, contre les GPII... importance d'un mouvement populaire de résistance à NDL, et violations caractérisées des droits à information, consultation, consentement... reconnus par les textes internationaux. Une amie de No-Tav avait traduit en italien l'intervention la veille, et elle a fait défiler sur grand écran les diapos de traduction au fur et à mesure, et la synchronisation a été bonne. Très longs applaudissements en fin pour Notre Dame des Landes. Gianni Tognoni s’était d'ailleurs déplacé pour me saluer, avant même l'ouverture de la séance. Le président de notre session est Franco Ippolito (secrétaire général de la cour de cassation suprême italienne).

Deux interventions ont eu lieu par vidéo, dont celle de Raul Vera, évêque de Saltillo (Mexique). Toutes les interventions en italien) sur http://controsservatoriovalsusa.org/14-marzo
Les GPII associés au mouvement No-Tav étaient, outre Notre Dame des Landes, HS2 (UK), Rosia Montana, MOSE (Italie), MUOS (Italie), Sottoattraversamento AV Firenza (Italie) Centrale solare termodinamica Basilicata.
Changement de décor pour l'après midi, décor moins solennel mais plus émouvant, avec la montée à Bussoleno dans la Val de Suse, là où nous avions vécu le premier forum : c'est une salle ancienne remplie d'habitants de la vallée, dont l'attention et la qualité d'écoute n'ont rien à voir avec l'ennui distingué que nos élus professent dans leurs enceintes en manipulant leur téléphone portable... Barbara Debernardi, maire de Condove, raconte une histoire folle : des maires convoqués un dimanche matin suite à démarche de conciliation découvrent en arrivant, dans la presse, l'affirmation que la réunion a eu lieu le samedi, et que tous les maires ont signé ! Le Controsservatoriovalsusa est d'ailleurs une association du mouvement No-Tav qui s'est créé en opposition à l'Osservatorio Valsusa, copie quasi conforme de notre « commission de dialogue » !
Il faudra revenir sur les témoignages relatifs à la lagune de Venise (projet MOSE) ; au projet d'antennes militaires géantes en Sicile (projet MUOS...)
Et pour nous !
Il est encore possible que des mouvements contre des GPII français s'associent à la plainte, peut-être en particulier les 12 qui ont mené le travail pour la Commission de renouvellement du débat démocratique : il est d'ailleurs impressionnant de voir combien les soucis de transparence, de démocratie... (face à l'enfumage permanent que tous subissent !) se croisent, se répondent...
Geneviève CG
22 mars 2015


Pour sourire un peu : le Tribunal Ruseell, Sartre et... De Gaulle...
voir http://bernat.blog.lemonde.fr/2008/06/10/le-tribunal-russell-et-le-proces-du-11-septembre/
Le Tribunal Russell est né en novembre 1966 à Londres. Il s’agissait de créer un tribunal international contre les crimes de guerre aux Vietnam. La première séance de travail de ce tribunal devait se tenir à Paris le 26 avril 1967. De Gaulle, « publiquement » critique de la politique états-unienne, s’y opposera (parce qu'il ne faut pas nuire aux intérêts économiques de la France. S’en suit une lettre de De Gaulle à Sartre, membre du Tribunal Russell.
Lettre datée du 19 avril 1967.
Aussi bien, n’est-ce ni du droit de réunion, ni de la liberté d’expression qu’il s’agit, mais du devoir, d’autant plus impérieux pour la France qu’elle a, sur le fond, pris le parti que l’on sait, de veiller à ce qu’un État, avec lequel elle est en relations, et qui, malgré toutes les divergences, demeure son ami traditionnel, ne soit pas, sur son territoire, l’objet d’une procédure exorbitante du droit et des usages internationaux. Or, tel paraît être le cas de l’action qu’entreprennent Lord Russell et ses amis, dès lors qu’ils comptent donner une apparence judiciaire à leurs investigations et l’allure d’un verdict à leurs conclusions. Ce n’est pas à vous que j’apprendrai que toute justice, dans son principe comme dans son exécution, n’appartient qu’à l’État. Sans mettre en cause les mobiles qui inspirent Lord Russell et ses amis, il me faut constater qu’ils ne sont investis d’aucun pouvoir, ni chargés d’aucun mandat international, et qu’ils ne sauraient donc accomplir aucun acte de justice.

Une plateforme de 20 propositions et 3 règles d'or pour un véritable débat public et un changement des pratiques en matière de concertation a été présentée samedi 14 mars au ministère de l'environnement.

La commission spécialisée du Conseil National de la Transition Ecologique (CNTE) présidée par le sénateur Alain Richard et chargée, après la mort de Rémi Fraisse, de proposer des pistes de rénovation du débat public a reçu 13 membres et représentant-e-s de mouvements citoyens opposés à des projets inutiles et imposés.

Pendant près de 6 heures, ils ont pointé les défaillances des procédures dans chacun des dossiers en cause et démontré, exemples précis à l'appui, comment des pratiques contestables aboutissent à des situations de blocage et de désespérance.
La plate forme présentée ne prétend pas clore le débat mais veut au contraire l'ouvrir, elle a donc vocation à être enrichie et amendée. Elle est le fruit d'un travail commun débuté dans le cadre de l'initiative de convergences des luttes en juillet 2014 vers le site de Notre Dame des Landes. C'est de cette mise en commun des savoirs et de moyens d'analyse, bien plus large que les mouvements auditionnés qu'elle est née.

"L'enjeu est d'arriver à une véritable transparence et une loyauté avec le public sans alourdir les procédures, alors qu'aujourd'hui c'est la défiance qui l'emporte", a déclaré Françoise Verchère (Projet Notre Dame des Landes)

"Les projets doivent répondre à des besoins ou être des opportunités pour la collectivité, ce qui suppose qu'avant de les imaginer, soit réalisé un état des lieux contradictoire auquel chaque citoyen pourra participer, et non pas des études qui les justifient a posteriori", insistait Daniel Ibanez à sa sortie (Projet Lyon Turin).

"Les conflits d'intérêts, les collusions doivent être sanctionnés car ils n'ont pas leur place dans une société démocratique. Ceux qui les couvrent doivent en répondre", déclarait pour sa part Martine Bouchet (Projet LGV Bordeaux-Espagne)

"Il faut nous doter de moyens légaux (comme dans les CHSCT), en nous allouant les budgets nécessaires à la mise en oeuvre d'expertises contradictoires, nous qui ne sommes que bénévoles", proposait Jean-Pierre Chauffier (Défense de la ligne POLLT).

"Les intimidations des opposants, les procédures judiciaires à leur encontre et les pressions sur les élus ne sont pas dignes de ceux qui ont la responsabilité du droit à la liberté d'expression", a poursuivi Corinne François (Projet CIGEO/Bure).

La qualité du travail présenté en commun par ces citoyennes et citoyens actifs, et son importance ont été soulignées et reconnues par le président et de nombreux membres de la Commission Spécialisée démocratie participative du CNTE qui ont semblé très attentifs à nos propositions.

Quelle suite la commission leur donnera-t-elle ? Il est trop tôt évidemment pour le dire. Il est toutefois urgent que le gouvernement prenne la mesure du malaise qui s'installe partout où les projets sont imposés au mépris de la démocratie, et qu'il s'engage avec les mouvements citoyens dans une véritable évaluation des modes de décision.

Alors que nombre de projets se poursuivent dans une stratégie du fait accompli, la meilleure preuve de sa bonne foi serait de geler les projets contestés pour lesquels des manquements graves sont démontrés.

La liste des participants à l'audition : Patrice Canal (Sivens), Corinne François (Cigeo/Bure), StéphanePeron ( Roybon), Martine Bouchet (CADE, LGV Bordeaux-Espagne), Jean-Luc Léger (Non à l'autoroute,contournement Rouen), Bernard Lembeye (ACTIVAL), Claude Loup (EuropaCity), Jean-Pierre Chauffier (LGV Limoges-Poitiers), Francis Chastagner (Mille Vaches), Julien Milanesi (A65), Daniel Ibanez etRaymond Avrillier (Lyon-Turin), Françoise Verchère (NDDL)
Vidéos de l'audition du CéDpa et des autres mouvement : http://www.developpement-durable.gouv.fr/Les-travaux-de-la-commission.html

Démocratie participative : les auditions du 14...par FranceEcologieEnergie

Démocratie participative : les auditions du 14...par FranceEcologieEnergie

mercredi 14 mai 2014

4ème forum international contre les GPII - Rosia Montana - Déclaration finale

4ème forum international contre les GPII
(Grands Projets Inutiles Imposés)

Rosia Montana (Roumanie)
8-11 Mai 2014

DÉCLARATION FINALE

Le quatrième forum international contre les GPII/UIMP (Grands Projets Inutiles Imposés) s'est tenu  à Rosia Montana (Roumanie),du 8 au 11 mai 2014. Ce lieu a été choisi parce que c'est le site d'une lutte contre le projet hautement destructeur d'une mine d'or (avec utilisation massive de cyanure) et que nous sommes solidaires de cette lutte. Plus de vingt collectifs en lutte contre  des grands projets également destructeurs à travers le monde ont participé à ce forum.

Nous participants et participantes avons réaffirmé la continuité de notre démarche et reprenons une nouvelle fois à notre compte les textes issus de Hendaye, (2010), Val de Suze (2011), Notre Dame des Landes (2012), Stuttgart (2013), ainsi que la  la « charte de Tunis » issue du Forum Social Mondial de Tunis en 2013.

Ce 4ème forum a vu l'élargissement de nos thèmes tels que la fracturation hydraulique. Il y a de plus en plus de luttes confrontées aux mêmes situations. Nous avons constaté que tous nous affrontons la violence de l’État et la répression, et nous rejetons la criminalisation des militants.

Les discussions ont mené à l'approfondissement de notre réflexion sur les rapports entre le politique et les mouvements sociaux. Nous, participants et participantes, avons condamné unanimement les accords commerciaux TTIP/TAFTA entre, d'une part les USA et l'Union Européenne, d'autre part, le Canada et l'Union Européenne.

Notre détermination à poursuivre nos luttes est intacte tant et nous sommes pleinement engagés dans l'approfondissement de notre réseau et la mutualisation de nos ressources militantes, telles que le groupe de traduction WIKA, le site nouvellement créé ou les cartes partagées. Ce réseau nous permettra de combattre avec succès tous les GPII et de construire un monde d'égalité et de solidarité.

Chaque forum est aussi un endroit où nous pouvons expérimenter de nouveaux modes de vie collective, et élever notre niveau de conscience.

Nous, mouvements qui combattons les GPII, encourageons tous et toutes à agir.
Ainsi notre message à tous les collectifs est-il :

GET UP, STAND UP !
Soyons debout !

Lire aussi
L’Europe ? Elle est à Rosia Montana… contre les grands projets inutiles
http://www.reporterre.net/spip.php?article5837

La lutte européenne contre les grands projets inutiles s’élargit au gaz de schiste et aux projets miniers
http://www.reporterre.net/spip.php?article5848

Pourquoi le Forum contre les projets inutiles a-t-il eu lieu à Rosia Montana ?
http://www.reporterre.net/spip.php?article5849

A quoi sert le Forum contre les grands projets inutiles ?
http://www.reporterre.net/spip.php?article5839

lundi 12 mai 2014

4th FAUIMP - Rosia Montana - Final declaration

4th FAUIMP
Rosia Montană (Romania)
8 – 11 May 2014

FINAL DECLARATION

The fourth international forum against useless imposed megaprojects was held in Roșia Montană (Romania) between 8th and 11th of May, 2014. This place was chosen because it is the site of a fight against a highly destructive gold mining proposal and we stand in solidarity with their fight. Over twenty groups struggling against equally destructive megaprojects from all over the world attended the forum. The participants restated the continuity of their struggles and reaffirmed their commitment to the Charters of Hendaye (2010), Val de Suze (2011), Notre Dame des Landes (2012), Stuttgart (2013), as well as the Charter issued during the World Social Forum in Tunis (2013). 

This fourth forum provided the occasion to expand the range of issues discussed, such as exploitation of shale gas. There are more and more struggles facing the same issues. We recognised that we are all facing state repression and we reject the criminalisation of activists. The discussions led to the deepening of thinking about the relationship between politics and social movements. The participants unanimously condemned the trade agreements  between USA and the European Union and Canada and the European Union (TTIP and CETA). Our determination to pursue our struggles is intact and we are still fully committed to strenghtening our network and sharing the resources of activists such as the WIKA translation group, the newly created website or common maps. This network will enable us to successfully fight against all the megaprojects and to build a world of equality and solidarity.

Every forum is also a place where we can experience new ways of living collectively and increase our level of consciousness.  
We, as movements that fight against UIMP, encourage people to act. Therefore, our message to communities is: 
GET UP, STAND UP!

jeudi 8 mai 2014

En route vers le 4ème Forum International contre les GPII à Rosia Montana (Roumanie) du 8 au 11 mai

Le deuxième forum, tenu à Notre-Dame-des-Landes en juillet 2012, a contribué à faire émerger ce concept qui révèle de plus en plus sa pertinence, tant tous les GPII se révèlent dévoreurs de terres agricoles, de ressources non renouvelables, de bio-diversité, de fonds publics, de modes de vie et de solidarités... Après Stuttgart en 2013, la très utile mise en réseau des luttes contre les GPII se poursuit au niveau international. Un nouveau temps fort aura lieu à Rosia Montana, où une lutte très massive et déterminée s'oppose à l'extension d'une énorme mine d'or, devant araser quatre montagnes ! Ce quatrième forum reprendra les thèmes des mines, du fracking (fracturation hydraulique des roches pour extraire pétroles et gaz de schiste) et des infrastructures.

Une importante délégation de Notre-Dame-des-Landes (plus de douze personnes, opposants historiques ou habitants récents de la zad) se prépare activement pour ce long voyage de 2300 km et d'ultimes co-voiturages se finalisent. Dans la problématique "infrastructures" les membres de la délégation interviendront sur les thèmes de l'utilité/inutilité d'un projet, la bio-diversité, l'occupation comme moyen de défense d'un territoire et la question démocratique.

A l'heure où de nombreux projets insoutenables sont remis en cause, où l'abandon du projet de Notre-Dame-des-Landes apparaît de plus en plus inéluctable, même à ses soutiens les plus zélés, cette délégation portera nos efforts pour la mutualisation de nos luttes... et de nos futures victoires.

Groupe GPII de l'Acipa/Coordination
le 6 mai 2014

La 4ème édition du Forum Contre les Grands Projets Inutiles Imposés se tiendra à Rosia Montana

Nous avons le plaisir d’annoncer la 4ème édition du Forum Contre les Grands Projets Inutiles Imposés.
Après Val de Susa (2011) en Italie, Notre-Dame des Landes (2012) en France et Stuttgart (2013) en Allemagne, le Forum Contre les Grands Projets Inutiles Imposés se tiendra à Rosia Montana, en Roumanie, entre les 8 et 11 mai 2014.
Le projet Rosia Montana n’est pas un projet d’infrastructure de transport comme la plupart des autres principaux projets présentés jusqu’à maintenant par le mouvement.
Rosia Montana est menacé par le plus grand projet d’extraction d’or au cyanure en Europe, au bénéfice de la compagnie canadienne Gabriel Resources et aux dépens de la vie de la population, des communautés et de l’environnement.
Comme tous les autres grands projets, la mine d’or de Rosia Montana est présentée par la compagnie et par le gouvernement roumain comme un outil de croissance et d’emplois ; c’est par l’intermédiaire de la corruption, de sondages illégaux, de mensonges et de tricheries, par l’intimidation ou la répression qu’il a été promu.
Mais un très fort mouvement local, national et international s’oppose à ce projet depuis 2000. Il est devenu la plus grande lutte contre la politique économique néo-libérale du gouvernement roumain. Le mouvement contre l’exploration des gaz de schiste par fracturation est également en train de croître.
L’une des dernières entreprises à entrer dans le cadre du mouvement contre les grands projets inutiles imposés est le projet d’accord TTIP (Transatlantic Trade and Investment Partnership) entre les USA et l’Union Européenne – qui ont signé l’accord – et qui ouvre grand la voie aux méthodes irresponsables et destructrices d’extraction d’or et plus particulièrement des compagnies canadiennes.
Les associations et les groupes mobilisés contre les Grands Projets Inutiles Imposés sont persuadés que la 4ème édition du Forum contre les Grands Projets Inutiles Imposés va permettre d’échanger et de partager des expériences, de révéler les moyens politiques et économiques utilisés pour imposer ces projets, d’apprendre des uns et des autres, de s’approprier des formes de résistances, de réfléchir à des solutions et d’envisager activement de nouvelles perspectives.
Des groupes et des associations venant de Bulgarie, de France, d’Allemagne, de Grèce, d’Italie, de Pologne, de Slovaquie, d’Espagne, de Turquie, d’Ukraine, du Royaume Uni, de Roumanie … seront présents.
La presse est invitée à assister à cet événement qui montrera que les mouvements sociaux et environnementaux en Europe sont maintenant mûrs et bien organisés pour lutter contre tous ces projets portés par des politiciens négligents et parfois corrompus.
Des informations détaillées sur le programme du forum seront bientôt mises à disposition sur le site: http://www.rosiamontana.org/fauimp4
 

mercredi 22 mai 2013

GRANDS PROJETS INUTILES IMPOSES : la Charte de TUNIS (mars 2013)


Françoise Verchère et Odile Martin ainsi que des membres des comités de soutien de Rennes de d'Ile de France représentaient la lutte de Notre-Dame-des-Landes à Tunis et un duplex par Skype a été organisé à la Vache Rit pendant le forum avec elles.

Texte intégral
Pour les autres langues :




LA CHARTE de TUNIS (*)
adoptée au FSM de Tunis le 29 mars 2013
Forum contre les Grands Projets Inutiles Imposés

Nous, citoyennes et citoyens, associations et mouvements en lutte contre des Grands Projets Inutiles Imposés,

Nous constatons que :
  • ces projets constituent pour les territoires concernés un désastre écologique, socio-économique et humain :  destruction de zones naturelles, de terres agricoles et du patrimoine bâti, nuisances et dégradation de l’environnement avec des impacts négatifs importants pour les habitants,
  • ces projets n’intègrent jamais la participation effective de la population à la prise des décisions, et la privent de l’accès aux medias,
  • face au profond désaccord social que ces projets suscitent, les gouvernements et les administrations agissent dans l’opacité et traitent avec mépris les arguments et propositions des citoyens,
  • la justification officielle de la réalisation de ces nouvelles infrastructures et équipements se fait systématiquement sur des hypothèses fausses d’évaluation coûts/bénéfices et de création d’emplois,
  • la priorité octroyée aux grands équipements se fait au détriment des besoins locaux,
  • ces projets s’inscrivent dans une logique de concurrence exacerbée entre les territoires  et impliquent une fuite en avant vers toujours  «plus grand, plus vite, plus coûteux, plus centralisateur »,
  • le système économique libéral qui domine le monde est en crise profonde, les Grands Projets Inutiles Imposés sont un des instruments qui garantissent des profits exorbitants aux grands groupes industriels et financiers, civils et militaires, désormais incapables d’obtenir des taux de profits élevés sur des marchés globaux saturés,
  • la réalisation de ces projets inutiles, toujours à charge des budgets publics,  produit une énorme dette, ne génère aucune reprise économique, concentre la richesse et appauvrit les sociétés,
  • ces grands projets permettent au capital prédateur d’augmenter sa domination sur la planète, portant ainsi  des atteintes irréversibles à l’environnement et au bien-être des peuples,
  • les mêmes mécanismes qui endettent les Pays les plus pauvres depuis la fin de la colonisation directe sont maintenant utilisés aussi dans les Pays occidentaux.
Nous contestons :
  • la logique de concentration géographique et fonctionnelle qui ne permet pas un développement local équitable, et les mécanismes qui détruisent la survie des petites et moyennes entreprises et le système économique local,
  • les équipements surdimensionnés liés à la production d’énergies non renouvelables, la construction de barrages gigantesques, dont les techniques entraînent une forte pollution des sols, de l’eau, de l’air, des fonds marins et la disparition de territoires entiers, compromettent la survie des générations futures,
  • les modes de financement de ces projets qui génèrent des profits exorbitants, garantis par la mobilisation de l’argent public assortis de montages juridico-financiers scandaleux, au bénéfice d’entreprises dont les actions de lobbying interviennent dans la prise de décisions politiques, voire dans l’obtention de mesures d’exception pour évacuer  toutes les contraintes juridiques,
  • le soutien apporté à ces projets par les différents niveaux de structures politiques, locales, nationales,  supranationales et les institutions financières mondialisées qui s’opposent ainsi aux droits, aux besoins et à la volonté des peuples,
  • la militarisation des territoires et la criminalisation des oppositions.
Nous affirmons que des solutions sont à chercher dans :
  • l’entretien et l’optimisation des infrastructures existantes qui sont, dans la plupart des cas, une solution alternative avec moins de nuisances et de coûts, la construction de nouvelles infrastructures ne devant répondre qu’à l’impératif de l’utilité publique et non du profit,
  • la transformation profonde du modèle économique et social aujourd’hui en profonde crise, en faisant notamment de la proximité et de la relocalisation de l’économie, de la protection des terres agricoles, de la sobriété énergétique et de la transition vers les énergies renouvelables décentralisées,  nos priorités,
  • la restitution de la capacité de décision aux populations directement concernées, fondement d’une authentique démocratie et autonomie locale face à un modèle de développement imposé, au moyen de propositions législatives adaptées,
  • de nouvelles relations entre les peuples au sud comme au nord, des relations de solidarité qui rompent définitivement avec la logique de domination et d’impérialisme.
Nous affirmons notre solidarité dans la lutte contre tous les Grands Projets Inutiles et Imposés et notre volonté commune de nous réapproprier notre monde.

(*) Cette déclaration a été élaborée par des associations et mouvements qui luttent contre la construction de grands projets d’infrastructures (transport de personnes ou de marchandises, production d’énergie) ou d’équipements (tourisme, urbanisme, militaire) réunis aujourd’hui au FSM de Tunis pour unir leurs forces et mieux faire entendre leurs voix, les problématiques étant partout les mêmes.